En pleine versification avec mes élèves, je me suis sentie inspirée pour exprimer tout ce qui ne sort pas si facilement...

 

Il était une vie de fatigue et d'ennui,

D'angoisses, de douleur, de peur. La maladie

Etouffait jusqu'à celle que j'étais alors,

La maladie, sans bruit, envahissait mon corps.

Arriva un moment où je n'y croyais plus:

Trente ans, à bout de souffle et de vie, rien de plus...

 

Pourtant un grand malheur vint me sortir de là!

Paradoxe: pour vivre attendre le trépas

D'un autre! Sa famille en deuil sauva ma vie.

Pour un si beau cadeau comment dire merci?

Vivre, vivre à mon tour et croquer chaque jour!

Vivre, vivre libre enfin; être moi toujours!

Sa mort a une cause et j'en suis conséquence,

J'ai reçu don de vie et arrêt de souffrance.

Je dois lui faire honneur, rendre hommage à son don;

Le meilleur moyen me semble de vivre à fond...

 

Je suis en vie, libérée de la maladie.

Ainsi je découvre peu à peu qui je suis.

Je suis raisonnable impossible à raisonner...

Je suis pleine d'envie, d'énergie, de projets!

Je suis joyeuse, heureuse, amoureuse de tout

Ce qui rend mon quotidien plus facile et doux.

 

J'entrevois qui je suis, je sais ce que je veux,

Je mettrai les moyens d'exaucer tous mes voeux...

Il me faudra du temps mais j'y arriverai:

Je veux juste être moi, oublier qui j'étais.

Oublier qui j'étais et chercher qui je suis:

Hirondelle paumée, j'ai besoin d'un appui.

Alors je pourrais être celle que je veux

N'ignorant plus jamais le sens du mot heureux...